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Lorsque l’on souhaite apprécier la situation financière d’une collectivité, commune, intercommunalité, ou autre, la capacité de désendettement fait partie des indicateurs les plus usités.

C’est un ratio qui compare le niveau de l’encours de dette bancaire d’une collectivité, avec l’épargne brute (c’est à dire l’autofinancement annuel dégagé pour rembourser ses emprunts). Exprimée en nombre d’années, elle indique, de manière théorique, le nombre d’années qu’il lui faudrait pour rembourser l’intégralité de sa dette si cette collectivité cessait tous investissements et mobilisais toute son épargne pour rembourser sa dette.

La capacité de désendettement se calcule comme le rapport entre l’encours de dette et l’épargne brute. L’épargne brute correspond à la différence entre les recettes de fonctionnement (hors opérations d’ordres, des écritures comptables sans mouvements de trésorerie) et les dépenses de fonctionnement (hors opérations d’ordres). C’est donc bien « l’épargne » dégagée par la collectivité, mais qui à la différence des particuliers, n’est pas forcément « mise de côté », mais mobilisé pour financer le remboursement en capital de la dette et autofinancer les investissements.

L’intérêt de ce ratio réside dans la comparaison de son évolution dans le temps, et dans la comparaison avec d’autres collectivités locales.

Et pour pouvoir se comparer avec la moyenne des autres collectivités locales, nous vous proposons, les ratios de capacité de désendettement, issus des comptes 2010 à 2024, pour les communes (et par tranche de population) et pour les EPCI (communautés de communes, d’agglomération, urbaines, métropole).